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L’immobilier s’approche de ses sommets atteints dans les années 90 avant l’éclatement de la bulle immobilière helvétique.

Ainsi et à la demande de la banque centrale, le gouvernement helvète va demander aux banques de la Confédération d’accroître de trois milliards de francs soit 2,42 milliards d’euros, leurs fonds propres. Une mesure exceptionnelle destinée à parer une chute des prix qui mettraient en péril les bilans des banques .

D’ailleurs, les prix immobilier ont fortement augmenté de +60 % en 15 ans, en raison des taux d’intérêt très bas décidés par la Banque nationale suisse (BNS) pour réduire l’attrait du franc, devenu une valeur refuge, et éviter une récession provoquée par la baisse des exportations.

Aussi, les hypothèques des ménages suisses ont dépassé, en volume, le PIB suisse. La banque UBS a tiré la sonnette d’alarme il y a quelques jours, notant « l’accroissement des déséquilibres sur le marché immobilier » . Auteur d’une étude référence sur les risques immobiliers, UBS évoque une trajectoire des prix « à risques ». « Si l’on continue à ce rythme, nous atteindrons le niveau “bulle” à la fin 2014, s’inquiète Thomas Veraguth, un des auteurs de l’étude. Comme les prix seront insoutenables, il faudrait s’attendre à des corrections brutales. » Ce fut le cas au début de l’année 1990.

On entend par là un effondrement de la valeur des biens, qui mettrait à mal les acteurs du secteur. Mais aussi les propriétaires, ajoute Thomas Veraguth, car « si la banque est conservatrice, dès qu’il y a un risque de non-paiement des intérêts, elle va chercher à se couvrir en demandant à son client de payer la différence entre le prix du marché – en baisse – et le prix d’achat » .

Sans surprise, les zones les plus touchées sont les agglomérations de Zurich et Genève. Dans la ville au jet d’eau, le mètre carré d’un appartement neuf, standard, se vend près de 14 000 euros. Mais des régions périphériques, comme Zoug, ou touristiques, comme Davos, sont aussi à risques.

Ce décrochage des prix par rapport aux revenus est essentiellement dû aux taux d’intérêt historiquement bas. « Cette baisse artificielle des taux, qui est liée à la crise européenne, ne correspond pas à la réalité de la Suisse » , commente encore Thomas Veraguth. Celui-ci, en revanche, ne constate pas de recrudescence de la spéculation immobilière : en Suisse, la plus-value est d’autant plus taxée que la revente a lieu rapidement après l’achat, ce qui décourage les investisseurs spéculatifs.

Il y a six mois, le président de la Banque centrale suisse, Thomas Jordan, craignait déjà les conséquences de ces « déséquilibres susceptibles, sur la longueur, d’avoir des effets négatifs sur la stabilité financière et l’industrie de la construction » , affirmait-il au Matin Dimanche. Depuis, des directives ont été émises, afin d’inciter les banques à demander au moins 20 % de fonds propres, dont 10 % sonnant et trébuchant.

Philippe Kaufmann, analyste chez Credit Suisse, est moins alarmiste que ses confrères d’UBS. « L’octroi de crédit est moins facile qu’avant, remarque-t-il. En outre, il y a une pénurie de logements en Suisse, ce qui empêche les prix de baisser pour le moment. »

Article Source www.ieif.fr

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Tag(s) : #Bulle immobilière

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