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Les Français ont conscience qu'ils doivent aussi épargner à titre individuel pour leurs vieux jours. Voici les meilleurs solutions.

Dix-sept ans après la réforme Balladur, sept ans après la loi Fillon, le "Rendez-vous 2010 des retraites", amorcé le 12 avril, va-t-il achever de convaincre les Français de la nécessité d'épargner à titre individuel pour leurs vieux jours ?

Les dernières projections du Conseil d'orientation des retraites (COR) sur les déficits des régimes par répartition (plus de 110 milliards d'euros de déficit à l'horizon 2050, avec un taux de chômage stabilisé autour de 7%) leur laissent de moins en moins le choix !

Ils en ont d'ailleurs conscience. "En 2009, 59% des Français déclaraient épargner pour leur retraite contre 54% en 2008 et 49% en 2007", indique Philippe Crevel, secrétaire général du Cercle des épargnants, éditeur d'une enquête annuelle sur "Les Français, l'épargne, la retraite". Seul problème, nombre d'entre eux "comptent encore en priorité sur le livret A pour compléter leurs revenus!" poursuit cet expert. D'autres voies sont pourtant mieux adaptées à ce projet.

 

L'assurance-vie

Toujours plébiscités par les particuliers (137,5 milliards d'euros de collecte l'an dernier, soit 12% de plus qu'en 2008), les contrats d'assurance-vie remplissent cet objectif. Ils peuvent prendre la forme d'un fonds en euros (majoritairement investi en obligations d'Etat) ou d'unités de compte plus risquées (fonds d'actions, par exemple).

Dans le premier cas, le capital est garanti, mais la rémunération, modeste (moins de 4% en moyenne en 2009). Dans le second, la valorisation suivra à la hausse, mais aussi à la baisse, celle des marchés où les unités de compte sont investies.

Rien n'empêche de panacher les deux types de support, sachant que, dans une optique retraite, des gestions clefs en main, dites "à horizon", sont proposées.Passé huit ans de détention, les sommes épargnées sur votre contrat sont transformables en rentes viagères peu fiscalisées, versées jusqu'à votre décès (ou celui de votre conjoint en cas de réversion).

Le souscripteur peut également opter pour des retraits fractionnés dans le temps. Ou récupérer son capital en franchise fiscale (sauf prélèvements sociaux de 12,1% qui restent dus) sous réserve que les intérêts dégagés par le contrat n'excèdent pas 4 600€ (9 200€ pour un couple marié).

Au-delà, une taxe de 7,5% se déclenche. "L'assurance-vie étant le socle fondateur de l'épargne longue en France, nous plaidons pour une exonération totale des contrats d'une durée de douze ans ou plus", indique la Fédération française des sociétés d'assurances (FFSA), qui pourrait bien obtenir gain de cause.

Quant aux sorties avant huit ans, elles sont possibles, mais engendrent une ponction (hors prélèvements sociaux) de 35% sur les intérêts du contrat si le retrait a lieu avant quatre ans et de 15% sinon.

 

Le plan d'épargne retraite collectif

Avec 3 milliards d'euros sous gestion à la fin de 2009, soit un bond de + 63% par rapport à 2008 et près de 111 500 entreprises concernées (+ 41%), le succès du plan d'épargne retraite collectif (Perco) - exclusivement réservé aux salariés de sociétés ayant déjà mis en place un plan d'épargne entreprise (PEE) - ne se dément pas.

Alimenté par les primes d'intéressement et de participation versées par l'employeur, auxquelles peuvent s'ajouter les versements volontaires du salarié et l'abondement de l'employeur (dans la limite de 16% du plafond annuel de la Sécurité sociale), le Perco permet de se constituer de façon quasi automatique un complément de retraite dans des conditions peu contraignantes.

Investi en phase d'épargne dans des fonds communs de placement d'entreprise (FCPE) diversifiés, le Perco est bloqué jusqu'à la retraite, mais comporte plusieurs cas de sortie anticipée (expiration des droits au chômage, surendettement, acquisition de son logement, etc.). Quant au dénouement, il peut se faire, au choix, sous forme de rentes viagères ou d'un capital défiscalisé (sauf prélèvements sociaux).

 

Les plans d'épargne en rentes

Qu'ils s'intitulent plan d'épargne retraite populaire (Perp, ouverts à tous), contrats Madelin (réservés aux travailleurs non salariés), ou encore Préfon ou Corem (conçus pour les fonctionnaires), ces produits spécifiques à la retraite présentent peu ou prou les mêmes caractéristiques.

Les cotisations que l'on y verse sont déductibles chaque année du revenu net imposable dans certaines limites. En contrepartie, les sommes placées, gérées de façon plus ou moins dynamique, sont bloquées, sauf cas extrêmes (invalidité, fin de droits au chômage...), jusqu'à la prise de la retraite.

A cette échéance, elles sont exclusivement récupérables sous forme de rentes viagères (seuls les retraités détenteurs d'un Perp peuvent, s'ils accèdent pour la première fois à la propriété, toucher un capital). "Un petit toilettage juridique et technique de ce produit serait bienvenu", suggère Philippe Crevel, pour qui l'idée fait son chemin à Bercy. Christine Lagarde a déjà chargé l'Inspection générale des finances d'un rapport de mission sur la préparation de la retraite et le financement de l'économie.

 

Le plan d'épargne en actions

Pour les adeptes de la Bourse, le plan d'épargne en actions (PEA) est un bon moyen de se constituer une épargne retraite en franchise d'impôt (à condition de ne pas solder son plan avant cinq ans).

Susceptible d'accueillir jusqu'à 132 000€ par personne (264 000€ pour un couple marié ou pacsé), le PEA, directement investi en actions des pays de l'Union européenne (élargis à la Norvège et à l'Islande) ou constitué de parts de sicav et de fonds communs de placement comportant un minimum de 75% d'actions européennes, peut être converti à l'échéance en rentes viagères non imposables (seule une quote-part reste due au titre des prélèvements sociaux).

 

Les sociétés civiles de placement immobilier

Souscrire des parts de sociétés civiles de placement immobilier (SCPI) permet, moyennant une mise initiale et des contraintes moindres que celles supportées par des propriétaires bailleurs, de profiter de revenus fonciers réguliers (6,05% de rendement net moyen en 2009).

A condition de sélectionner une SCPI de belle taille (pour la mutualisation du risque), investie dans de l'immobilier diversifié de qualité (bureaux, commerces, etc.) et bien placé, gérée par des acteurs solides ! N'hésitez pas pour cela à regarder le volume des parts en attente de revente sur le marché secondaire, c'est souvent un bon indicateur de la santé de la SCPI.

 

Améliorer sa retraite

http://www.lexpress.fr/actualite/economie/ameliorer-sa-retraite_889324.html

http://immobilier-finance-gestion.over-blog.com/

 

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Tag(s) : #Retraite
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