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Le gouvernement aurait accepté de geler les salaires des fonctionnaires pendant trois ans, de supprimer les primes de treizième et quatorzième mois et d'augmenter l'âge moyen de la retraite de 53 à 67 ans.

Le plan d'aide à la Grèce n'ira pas sans contrepartie et Athènes aurait accepté de nouvelles coupes budgétaires, selon le Financial Times. Le gouvernement de Georges Papandreou a dû céder aux exigences du Fonds monétaire international et de l'Union européenne. Les mesures représenteront au total 24 milliards d'euros, soit une baisse du déficit de 10 points de PIB sur les trois prochaines années.

Les agents du FMI, à pied d'œuvre depuis 10 jours à Athènes, ont effectué des descentes dans les ministères «dépensiers», raconte le Financial Times. Ils ont passé au peigne fin les comptes publics aux côtés des équipes de la Banque centrale européenne et de la Commission européenne. Et ont exigé des mesures d'économies drastiques.

Les détails n'ont pas encore été arrêtés en totalité, mais les fonctionnaires, qui représentent 13% de la population active, devraient se trouver en première ligne. D'après une source proche du dossier citée par le quotidien économique, la Grèce devrait accepter de geler leurs salaires pendant trois ans. Les treizième et quatorzième mois dont ils profitent devraient être supprimés. Cette batterie de mesures devrait permettre d'économiser 1,4 milliards d'euros, selon le Wall Street Journal.

 

L'âge de la retraite repoussé

 

Andreas Loverdos, ministre des Affaires sociales, a également déclaré au Financial Times que les agents du service public devraient perdre leurs primes saisonnières. L'âge moyen de la retraite passera de 53 à 67 ans à terme. Le taux de TVA devrait enfin être augmenté, pour la deuxième fois de l'année. Toutes ces mesures devraient être présentées la semaine prochaine devant le Parlement.

Le premier ministre Georges Papandreou a déjà préparé le terrain avant d'annoncer officiellement de telles mesures. La «survie de la nation est notre ligne rouge», c'est «ce qui prime» dans les négociations avec l'UE et le FMI, a-t-il déclaré. «Les mesures économiques que nous devons prendre sont nécessaires pour la protection de notre pays, pour notre survie, pour notre avenir, afin que nous puissions rester debout.»

En clair, les Grecs n'ont pas le choix s'ils veulent obtenir l'aide de l'Union européenne et du FMI, qui pourrait atteindre 135 milliards d'euros sur trois ans. D'autant plus que les premières séries de mesures de rigueur (première hausse de la TVA, réduction des salaires des fonctionnaires) n'avaient pas convaincu, vu le peu de crédibilité dont jouit Athènes auprès des marchés.

Papandreou, qui a rencontré syndicats et représentants patronaux jeudi, n'a toutefois pas réussi à obtenir le soutien du principal syndicat de fonctionnaires, Adedy. Une grève générale de 24 heures est prévue pour le 5 mai. Mais avant cela, les défilés du 1er mai, traditionnellement peu fournis en Grèce, pourraient être l'occasion pour les syndicats de prendre la température sociale du pays.

 

drapeugrec

 

Crise grecque : Athènes prépare un traitement de choc

 

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2010/04/30/04016-20100430ARTFIG00398-crise-grecque-le-traitement-de-choc-.php

 

http://immobilier-finance-gestion.over-blog.com/

Tag(s) : #Economie et société
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