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La crise a redistribué les cartes de l’immobilier. “Elle a révélé les bons marchés, c’est-à-dire les plus dynamiques, aux dépens des autres“, selon Pierre Bazaille, notaire et président de l’Institut notarial de l’immobilier. Effectivement, les évolutions sont très disparates. Nouvel état des lieux.

 

Graphique de Eurofins Scientific

 

 

 

Nice toujours en tête
Aujourd’hui, si on considère les prix de l’immobilier, mieux vaut s’installer à Cannes qu’à Menton, le budget moyen pour un trois pièces passant du simple au double. Dans le même ordre d’idée, il est préférable d’être en quête d’une maison à Lille plutôt qu’à Nantes, la première pouvant être acquise moyennant un budget moyen de 150 000 euros, contre plus de 300 000 euros pour la seconde (voir tableau).Voici quelques échelles de valeurs pour comparer les prix pratiqués dans les grandes villes françaises.

 

Ces dernières résultent, ces derniers mois, de nombreuses évolutions. Actuellement, dans ce même classement, Nice et Lyon font la course en tête des villes les plus chères (avec un prix moyen de respectivement 3 249 et 2 648 euros au mètre carré). A contrario, certaines villes ont sérieusement rétrogradé dans le classement, à l’instar de Toulon qui est passée de la 5e à la 10e place (-10,4% en un an). “Dans cette ville, les prix, qui étaient en queue de classement en 2000, ont progressé de 10% par an jusqu’en 2008. Mais la crise a mis un terme à cette spéculation“, selon Me Pierre Bazaille. Rennes a également été très sensible au retournement du marché (-8,9%), “d’autant qu’il y a eu abondance de constructions ces 10 dernières années“. Située au centre de la Bretagne très touchée par la crise, Rennes se place désormais en 12e position.

 

Même redistribution des cartes pour les maisons anciennes : Nice caracole toujours en tête du classement. En revanche, Lyon (-10,2%) a reculé, en un an, de la deuxième à la sixième position, tandis que Rennes a perdu 15,9% en 12 mois ! Le marché des maisons n’est pas en phase avec celui des appartements anciens. En ce qui concerne le premier marché, Toulon se présente comme la deuxième ville la plus chère de France, alors qu’elle ne se place qu’en 10ème position pour le second. En revanche, Lille, en tête de classement pour les appartements, est la ville la plus abordable en ce qui concerne le prix des maisons ! Cette différence tient au foncier. Dans le Sud, où il fait beau, les maisons ont des terrains beaucoup plus grands que dans le Nord. Notons que, globalement, les ventes de terrains de moins de 300 m2 ont explosé en 2009, selon Me Bazaille, signe, là encore, de la crise.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un IIe qui explose à Paris
La carte de la capitale est également très contrastée. Les prix vont du simple au double, de 4 720 euros le mètre carré (XIXe arrondissement) à plus de 9 000 euros (VIe arrondissement). Paradoxalement, les zones dans lesquelles le mètre carré avait le plus augmenté affichent des baisses importantes : c’est le cas du VIe arrondissement, qui recule de plus de 10%. Une exception : le Ier arrondissement est en hausse de 1,7%. Ce contraste peut également s’observer au sein d’un même quartier. “Dans le IIIe arrondissement, le quartier des Archives a progressé de 13%, tandis que celui des Arts et Métiers a baissé d’autant, selon Thierry Delesalle, président de la Commission de conjoncture immobilière des notaires de Paris – Île-de-France. En cause, essentiellement, un effet volume : si le nombre de transactions est faible, chaque vente qui a été conclue à un prix inférieur à celui du marché a un effet immédiat sur les statistiques.

 

A très long terme, la capitale a fait preuve d’une étonnante mutation car les prix ont explosé dans certains arrondissements mais pas dans d’autres. Ainsi les Notaires de France ont calculé la plus-value potentielle qu’aurait pu engranger en 18 ans un investisseur parisien. Incontestablement, l’achat d’un logement dans le IIe arrondissement a été judicieux, puisque, depuis 1991, les prix ont bondi de 144% ! Le IIIe arrondissement le suit de près, avec une hausse de 129%. Le Xe (+121%) et le XIe (+119%) font également partie des meilleures progressions. Explication : ces quatre zones, qui étaient bon marché en 1991, ont bénéficié d’un effet de mode. A l’inverse, les arrondissements les plus chers (VIIe, VIIIe et XVIe) n’ont pas permis de dégager d’importantes plus-values, avec des hausses contenues entre 46 et 62%.

 

Paris est également la ville qui s’est le mieux comportée face à la crise : c’est la dernière à avoir été touchée et la première à avoir donné des signes de reprise.

 

Les Anglais laissent la place aux… Italiens
Enfin, la crise et l’effondrement de la livre incitent les Anglais à revoir sérieusement à la baisse leurs projets d’acquisition en France. Bien qu’ils restent les premiers acquéreurs étrangers dans l’Hexagone, ils se font dépasser par les Italiens dans certaines villes, dont Menton. Dans cette ville-frontière, près d’un achat sur deux (42%) est réalisé par un étranger. Comme certains Italiens aisés disposent d’un budget confortable, les prix se maintiennent à un niveau plus élevé qu’ailleurs. Fait significatif : le prix des appartements n’aurait chuté que de 2,4%…

 

Immobilier : où trouvez de la pierre solide ?

http://immobilier-finance-gestion.over-blog.com/

http://www.moneyweek.fr/20100531732/patrimoine/immobilier/immobilier-achat-nice-paris/

Tag(s) : #Marchés Immobilier
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