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Les Américains réagissent vite et bien : après l’effondrement des bourses le jeudi 6 mai (officiellement inexpliqué à ce jour !) et les désordres qui ont suivi, le lundi 10 mai, ils ont augmenté leur épargne de précaution de $60 milliards par rapport à la semaine précédente, ce qui est le montant le plus important après le record atteint après l’effondrement financier de septembre 2008,

Graphique 1 :

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Les turbulences sont encore importantes, mais le total de leur épargne stagne globalement aux alentours de $6 800 milliards depuis la mi-mars 2009, lorsque les indices d’actions étaient au plus bas, ce qui signifie que la situation n’est pas catastrophique pour les Américains du moins,

Graphique 2 :

2010.05.22.2.M2M1.gif

La tendance lourde et longue de la variation de M2-M1 est toujours baissière (depuis l’intronisation de leur sauveur Obaba), ce qui signifie que les Américains ont fondamentalement confiance en l’avenir et qu’ils dépensent leurs dollars, ce qui entretient la croissance du PIB,

Graphique 3 :

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Les marchés financiers réagissent bien : l’écart entre les rendements des Notes à 10 ans et à 2 ans baisse dans sa tendance lourde et longue, ce qui signifie que le cycle initié par la Fed continue sur sa lancée,

Graphique 4 :

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En effet, la Fed crée volontairement des cycles de façon à stimuler la destruction créatrice, ce qui permet de maintenir des gains de productivité à un haut niveau, cf. mes billets antérieurs à ce sujet,

Graphique 5 :

2010.05.22.5.SPR00.gif

Cliquer ici pour agrandir le graphique.

B-2 a toujours insisté pour que le communiqué du Fomc concernant le maintien de taux bas conserve la mention « pour une période prolongée », ce qui signifie que les gens de la Fed maitrisent encore et toujours parfaitement bien la situation,

Graphique 6 :

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Les rendements des Notes à 10 ans sont redescendus à 3,20 % alors qu’ils devraient se fluctuer 100 points de base plus haut sans la panique provoquée par les problèmes euro-zonards.

Après l’intervention énergique des banques centrales, l’écart entre les rendements de l’ersatz de lire italienne qu’est le bon du Trésor à 10 ans et le Bund revient vers ses sommets, ce qui montre que la situation réelle dans ces cochons de pays du Club Med n’a pas changé,

Graphique 7 :

2010.05.22.7.LIRDM.gif

 

Sarko & Co. ont manifestement donné la consigne pour que la Banque de France et les autres organismes financiers interviennent vigoureusement pour réduire l’écart entre les OAT et le Bund au risque de précipiter plus violemment encore les Français dans le mur,

Graphique 8 :

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De toute façon, les Français ne comprennent absolument rien à ces problèmes monétaristes…

Source : http://www.jpchevallier.com/

3 000 milliards d’€ !

 

3 000 milliards d’€, c’est le plantage de ces cochons de pays du Club Med !

3 000 milliards d’€, c’est le montant de l’excédent de la masse monétaire M3 de la zone € qui se trouve en fait dans M1 qui se monte à 4 570 milliards d’€, plus de 50 % du PIB alors qu’il est de l’ordre de 10 % aux Etats-Unis (1 700 milliards $) qui est la référence en la matière car l’argent est sain dans ce pays.

Une hypertrophie de la masse monétaire de ce montant est irrattrapable. Les malheureux euro-zonards sont plantés pour des décennies.

Aux Etats-Unis, les gens de la Fed ont une excellente culture monétariste. Ils ont parfaitement bien maitrisé l’éclatement de la bulle monétaire qui se trouvait dans l’agrégat M3-M2 avec la crise dite des sub-prime et l’effondrement financier initié avec la faillite des frères Lehman, de leurs sœurs (la Fannie Mae et Freddie Mac) et du cousin AIG entre autres.

La croissance est bien repartie sur des bases saines aux Etats-Unis et ailleurs, en particulier dans les pays émergents. Dans ces conditions, la vieille Europe peut couler plus ou moins lentement.

Pour comprendre ces problèmes, il suffit d’avoir un minimum de culture monétariste, en particulier grâce à mes billets antérieurs dans lesquels j’analyse ces problèmes depuis un certain nombre d’années…

En fait tout est simple, et je ne comprends pas pourquoi les gens ne comprennent pas disait Milton Friedman

Source :

http://www.jpchevallier.com/

L’Allemagne écrasée

 

L’Allemagne vient d’être écrasée par ces cochons de pays du Club Med…

Des lecteurs avisés de mon blog ont rapporté plusieurs articles très intéressants publiés par la presse étrangère, cf. celui de Libertad Digital Economia sur mon billet précédent et un autre du Spiegel, cliquer ici pour le lire (version en anglais), qui relate ce qui s’est passé après le plongeon des bourses les 6 et 7 mai.

Le coup le plus grave a été porté par Jean-Claude Le Tricheur qui a démocratiquement terrassé les Allemands en faisant adopter à une écrasante majorité la possibilité pour les banques centrales de la zone euro d’acquérir des bons de leurs Trésors, ce qui est contraire aux principes intangibles de la Buba.

Toutefois, Angela Merkel a réussi à repousser à plusieurs reprises les tentatives de Sarko & Co. d’émettre des ersatz de bons du Trésor au niveau de la zone euro.

Les Allemands viennent de perdre une bataille, mais pas la guerre.

Ils ne peuvent pas laisser tomber ces cochons de pays du Club Med car cela aurait des conséquences immédiatement très graves pour eux (et dans le monde entier) et ils ne peuvent pas admettre non plus de bosser éternellement pour faire vivre ces cochons de pays du Club Med.

Pour l’instant, c’est la recherche de la survie à très court terme dans la précipitation et dans l’improvisation en rafistolant et en compliquant davantage l’usine à gaz euro-zonarde.

Comme je l’ai écrit à maintes reprises, il est impossible de perpétuer des déficits des balances commerciales et des capitaux en France et dans les autres de ces cochons de pays du Club Med.

On fonçait dans le mur. Maintenant on y est.

Le jeu est très ouvert. Tout dépendra des décisions qui seront prises par des gens inncompétents.

Au mieux, ce sera pire, au pire, ce sera terrrrible.

*

 

Par ailleurs, je maintiens et précise ce que j’ai écrit précédemment : il est impossible, invraisemblable, que les autorités américaines ne sachent pas, aujourd’hui 20 mai, pourquoi les bourses ont plongé brusquement et autant le jeudi 6 mai vers 20 heures 40 françaises !

Une explication logique est la suivante : la BCE a été en défaut de paiement à ce moment-là.

La Fed est alors intervenue pour rétablir au plus vite le fonctionnement normal des marchés.

Le lendemain, vendredi 7 mai, la BCE a régularisé la situation en catastrophe mais elle n’a été assainie à court terme qu’à partir du moment où la Fed a accepté (le dimanche soir 9 mai) de réactiver les accords de swaps entre les grandes banques centrales.

Ouf ! On est passé de justesse à côté du crash euro-zonard !

Pour comprendre ces problèmes, il est indispensable d’avoir un minimum de connaissances sur l’architecture du système bancaire mondial, qui passe par le réseau des banques centrales, et pour cela mon billet du 15 avril est a priori simple et clair, cliquer ici pour y accéder.

A tout moment, aucune de ces banques ne doit avoir une position nette débitrice auprès de la BRI (la Banque des Règlements Internationaux, celle du système des banques centrales).

Les pays qui ont une situation nette débitrice doivent emprunter auprès de ceux qui ont une situation nette créditrice.

Dans ce cadre, la BCE a été en défaut de paiement le 6 mai pendant quelques minutes, ce qui a provoqué une panique, et un fâcheux précédent.

Les excédents commerciaux de l’Allemagne ne peuvent plus compenser la défiance qu’ont les marchés dans ces cochons de pays du Club Med : les capitaux sortent de la zone euro dans une certaine panique.

Comme je l’ai écrit, l’Amérique peut supporter le choc grâce au retour de la croissance, mais la vieille Europe est au tapis.

Source : http://www.jpchevallier.com/

S comme Spain

 

Un honorable lecteur de mon blog m’a transmis un article très important paru aujourd’hui dans le journal espagnol Libertad Digital Economia, cliquer ici pour le lire, qui donne l’explication du plongeon des bourses américaines qui s’est passé le vendredi  7 mai (voir une traduction en français en commentaire sur mon billet précédent).

En fait, l’Espagne a été le 7 mai en défaut de paiement à un moment donné, ce qui a fait plonger en quelques instants les bourses américaines, mais la situation a pu être rétablie in extremis.

Une fois de plus, je précise que ce n’est pas le surendettement des Etats de la zone euro qui est dangereux, mais la dette des nations vis-à-vis de l’étranger qui provient du fait que les balances commerciales et des capitaux de ces cochons (PIGS, S pour Spain) de pays du Club Med, donc y compris la France.

Au début de ce mois, j’ai découvert dans un bulletin de la banque centrale  que la dette de l’Espagne était de 1 767 milliards d’euros fin 2009 ! (en valeur comptable contre 400 milliards pour la France en valeur de marché fin 2008, dette qu’il est impossible d’honorer car il faudrait pour cela avoir une balance commerciale fortement excédentaire pendant des années et attirer des capitaux étrangers pour y être investis dans des entreprises, ce qui est loin d’être le cas !).

Devant l’énormité de cette somme, j’ai cru qu’il s’agissait d’une mauvaise interprétation de ma part dans un domaine très technique qu’il est difficile de comprendre parfois.

J’avais malheureusement raison.

Conclusion : la zone euro est passée de justesse à côté du naufrage le 7 mai.

Les autorités américaines sont accommodantes : elles prétendent ne pas connaitre l’origine de ce plongeon historique. En fait, elles savent très bien ce qui s’est passé, mais diplomatiquement, elles ne publient pas l’information et les gouvernements de ces cochons de pays du Club Med ont la lâcheté de ne pas avouer l’étendue du désastre.

Maintenant, comme le dit Angela Merkel : soit les Allemands acceptent de payer grâce aux excédents de leurs balances commerciales et des capitaux les turpitudes de ces cochons de pays du Club Med, soit ils ne l’acceptent pas, et ces cochons de pays du Club Med plongent dans le plus grand désordre pour des décennies.

Triste.

Pendant la Révolution, les Français ont eu des réactions saines : ils ont coupé la tête de leurs dirigeants.

Cliquer ici pour lire la page de la balance des paiements du bulletin de la Banque d’Espagne, cliquer ici pour lire la page donnant la situation nette (le dette) de l’Espagne, et cliquer ici pour voir le détail des postes.

Encore merci à cet honorable lecteur de mon blog !

Source : http://www.jpchevallier.com/

Autodestruction française

Il est compréhensible que les adversaires du capitalisme libéral (la gauche plurielle) veuillent le détruire, mais il est difficilement compréhensible que les bénéficiaires du capitalisme libéral acceptent de le détruire et de se détruire par la même occasion, mais c’est pourtant ce qui se passe en France et dans la vieille Europe

Les plus grandes entreprises françaises comme Bouygues et Peugeot par exemple, ont perdu la moitié et même les deux tiers de leur valeur depuis 2007, et il en est de même pour la fortune de leurs propriétaires.

Pour le Cac 40, la perte est de 35 % par rapport au début de 2007 alors que la perte n’est que de 8 % pour le Dax allemand et de 19 % pour le S&P-500,

 

S1/01/2007

14/05/2010

écart points

écart %

Cac

5517

3560

-1957

-       35,47

Dax

6593

6056

-537

-          8,15

S&P-500

1410

1135

-275

-       19,50

 

Les entreprises allemandes sont très performantes, ce qui permet à l’Allemagne d’avoir une balance commerciale excédentaire et d’attirer les capitaux, ce qui est parfait.

Dans le cadre de leur stratégie du désordre, les Américains laissent faire leurs concurrents, c’est le meilleur moyen de les affaiblir.

L’Allemagne est tombée dans le même piège que le Japon : les hommes (et les femmes politiques) et les dirigeants des grandes banques accumulent les erreurs d’analyse économique, ce qui bloque pour des décennies ces concurrents redoutables.

La grande force des Américains est d’avoir de bons business économistes monétaristes, les Reaganomics, qui cherchent avec les dirigeants des grandes entreprises à ce que l’Amérique garde son leadership sur le monde libre.

Source : http://www.jpchevallier.com/

http://immobilier-finance-gestion.over-blog.com/

Tag(s) : #Economie et société
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