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D'ici à la fin de l'année et malgré les tensions, les États membres de la zone euro devront encore trouver 593 milliards d'euros sur les marchés pour financer leurs déficits et rembourser leurs dettes.

Les États de l'eurozone avaient levé, début mai, 40 % de leurs besoins de financement de l'année 2010, évalués à 980 milliards d'euros, d'après une étude de Barclays Capital.

Premier «emprunteur souverain», l'Italie doit lever encore 162 milliards d'euros, soit 65 % de ses émissions de l'année. Suivent l'Allemagne (136 milliards) et la France (103 milliards). Le Portugal, dont la note a été dégradée la semaine dernière par Standard & Poor's (S & P), jugé comme un emprunteur moins fiable, doit lever 12 milliards d'euros. Quant à l'Espagne, dans le collimateur des spéculateurs, elle doit encore emprunter 64 milliards sur 97 selon les estimations de Barclays Capital, voisines de celles de S & P. Le chiffre de 280 milliards qui a circulé ces derniers jours et contribué à affoler les marchés «ne correspond à aucune réalité », s'emporte Laurence Boone, économiste en chef chez Barclays Capital. La dette totale de l'Espagne est estimée à 670 milliards pour 2010. F.N.-L.

 

ESPAGNE

 

José Luis Zapatero l'a dit et redit face aux attaques des marchés. Le chef du gouvernement socialiste s'est engagé à économiser 50 milliards d'euros entre 2010 et 2013, soit 5,7 % du PIB, dont 40 milliards pour l'état central et le reste à la charge des communautés autonomes et des collectivités locales. Un fonctionnaire sur dix seulement sera remplacé, ce qui représente en moyenne 13 000 départs par an. Zapatero compte par ailleurs sur des hausses d'impôts directs et indirects, dont le relèvement de TVA de 16 à 18 %, pour récolter 11 milliards d'euros supplémentaires. Et l'âge légal de la retraite devrait passer de 65 à 67 ans. Si Madrid exclut de nouvelles mesures, l'opposition juge indispensable un nouveau tour de vis pour tenir l'engagement d'un déficit à 3 % en 2013.A. C

 

IRLANDE

 

Le gouvernement irlandais a été l'un des premiers à réagir, dès février 2009, par une hausse des impôts et un prélèvement supplémentaire de 7,5 % sur les salaires des fonctionnaires. Deux autres plans ont suivi, en avril et décembre, dans le cadre du budget 2010, avec une baisse immédiate des salaires des fonctionnaires, de 5 à 20 %, et des prestations sociales (allocations familiales et assurance-chômage), sans compter des coupes dans les dépenses courantes et les investissements. Une taxe carbone a également été instaurée, l'objectif étant de revenir sous les 3 % en 2014. A. C.

 

GRÈCE

 

Imposé par le FMI et l'Union européenne, le plan de rigueur adopté par le Parlement grec prévoit 30 milliards d'euros d'économie sur quatre ans, soit 11 points de PIB, afin de ramener le déficit de 14 % à 3 % en 2014. La baisse équivaut à 6,5 % de PIB dès 2010. Un objectif intenable selon de nombreux experts. Ce plan prévoit une réduction des dépenses de 11,1 milliards d'ici à 2012 : baisse des investissements, suppression des 13 et 14e mois de salaire des fonctionnaires et des pensions pour les retraités. La TVA augmentera de 21 % à 23 % ; un impôt sur les constructions illégales est instauré ; les taxes sur les alcools, les tabacs et carburants sont revues à la hausse. L'âge légal est repoussé à 65 ans pour les femmes comme pour les hommes. La durée des cotisations passe de 37 à 40 ans d'ici à 2015. A.C.

 

FRANCE

 

Le premier ministre François Fillon a annoncé un gel en valeur des dépenses de l'État sur trois ans, une baisse de 10 % des dépenses de fonctionnement (entre 800 et 900 millions d'euros) et 5 milliards d'économies sur les niches fiscales. Le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux est en outre confirmé. Le gouvernement se refuse à parler de «plan de rigueur », cette politique qui traumatisa la France au début des années 1980. L'objectif est de ramener le déficit de 8 % du PIB en 2010, à 6 % en 2011, 4,6 % en 2012, et 3 % en 2013. Soit 95 milliards d'euros d'économies en trois ans. M. Vt

 

ITALIE

 

L'Italie se prépare à faire 26 milliards d'eu­ros d'économies budgétaires en deux ans. Le ministre de l'Éco­­­­­­nomie, Giulio Tremonti, a confirmé hier le maintien des objectifs de réduction du déficit public, qui devra passer de 5 % cette année à moins de 3 % en 2012. L'effort réalisé en 2011 sera de l'ordre de 0,8 % du PIB, soit 12,8 milliards d'euros. Une manœuvre d'égale ampleur est prévue pour 2012. Les coupes budgétaires concerneront en priorité les ministères «dépensiers», notamment la santé. En revanche, la baisse des impôts reste à l'ordre du jour : «la pression fiscale sera ramenée cette année à 42,8 % du PIB, son niveau en 2008», affirme le ministre. RICHARD HEUZÉ (à Rome)

 

PORTUGAL

 

Le premier ministre socialiste, José Socrates, a rallié l'opposition de droite sur les mesures d'austérité. Son plan présenté début mars au Parlement vise à ramener le déficit de 9,3 % du PIB en 2009 à 2,8 % en 2013. Il prévoit un vaste programme de privatisations, qui doivent ramener 6 milliards d'euros dans les caisses de l'État, dont 1,2 milliard sur 2010, et une hausse de la pression fiscale, en ciblant les hauts salaires supérieurs à 150 000 euros qui seront taxés à 45 %. Côté dépenses, le gouvernement a annoncé des coupes drastiques dans les investissements (de 4,9 % du PIB en 2009 à 2,9 % en 2013), le gel des salaires des fonctionnaires jusqu'en 2013 et le remplacement d'un seul retraité sur deux.A.C.

 

Drapeau-Europe

L'Europe se serre la ceinture. Tour d'horizon

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2010/05/07/04016-20100507ARTFIG00618-sous-pression-l-europe-taille-dans-ses-depenses-publiques.php

http://immobilier-finance-gestion.over-blog.com/

 

Tag(s) : #Economie et société
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