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Au premier trimestre, les banques ont accordé 70,3 % de prêts immobiliers de plus que début 2009 grâce à la baisse des taux. Mais le renchérissement des biens oblige les emprunteurs à y consacrer une part croissante de leurs revenus.

 

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Relance en fanfare. A l'égard des emprunteurs immobiliers, les banques ont définitivement perdu leur frilosité. Sur les trois premiers mois de l'année, elles ont débloqué 70,3 % de crédits de plus qu'au premier trimestre 2009, d'après le dernier baromètre Crédit Logement/CSA. Les seuls établissements affiliés au principal organisme de garantie ont accordé 7,268 milliards le mois dernier, après un mois de mars déjà record avec 6,5 milliards d'euros d'octroi de prêts, soit pas moins de 23,7 milliards sur les quatre premiers mois de l'année.

« A ce rythme, nous allons exploser notre record de production de 55,12 milliards de l'an dernier, s'enthousiasme Gabriel Benoin, directeur général du groupe Crédit Logement. En 2007, nous étions sollicités en moyenne pour 1.500 à 1.700 demandes de caution par jour. En avril, la moyenne était de 2.700. » Un emballement qui trouve sa source dans le plancher quasi historique atteint par les taux : au plus bas fin 2005 - à 3,4 % -, ils se sont établis en avril à 3,48 % et sur l'ensemble du premier trimestre à 3,64 %. Désormais, plus de 94 % des nouveaux prêts sont inférieurs à 4 %.

Mais cette reprise cache une plus forte tension de la solvabilité des ménages emprunteurs. La croissance de leurs revenus n'a jamais été aussi faible depuis 2002 (+ 0,3 %, contre + 1,4 % en 2009 et + 3,9 % en 2008). A l'inverse, les montants empruntés progressent le plus fortement depuis trois ans (+ 5,1 %, contre + 3,7 % en 2009), à cause de la hausse du coût des achats immobiliers. Alors que ce dernier s'était rétracté de 2,5 % en 2008, il progresse en ce début d'année de 3,3 %.

« Reprise bridée »

Du coup, le coût relatif des opérations, soit le nombre d'années de revenus nécessaires pour acquérir un bien immobilier, rejoint les niveaux les plus hauts de ces dernières années malgré la baisse des taux. Au premier trimestre, il fallait 3,76 années de revenus en moyenne pour acheter un logement, contre 3,65 au plus bas de 2009, voire 3,56 les trois derniers mois de 2008. Pour mémoire, de janvier à mars 2001, il fallait seulement 2,81 années. Ces trois derniers mois, la situation s'est même plutôt détériorée. En avril, les ménages devaient dédier 3,84 années de revenus, contre 3,72 années en décembre 2009 et 3,58 en avril de l'année dernière. Au final, l'indicateur de solvabilité a reculé de façon sensible et d'une manière presque continue en 2009 et a de nouveau reculé en avril.

Ainsi, malgré la nette relance de ce début d'année, 2010 ne devrait pas se traduire par une croissance exponentielle de l'activité, mais plutôt par une « reprise bridée ». La croissance de 70,3 % du premier trimestre est réalisée sur la base des trois premiers mois de 2009, qui accusaient une baisse de 30,2 %. Sur l'année, les banques devraient accorder 15 % de crédits en plus, soit 137,5 milliards d'euros de prêts immobiliers, contre 119 milliards en 2009. Et de mois en mois, le profil de la production devrait rester « plat », estime l'Observatoire.

De fait, la baisse des taux pourrait avoir atteint son plancher. Le courtier Empruntis fait déjà état d'une stabilisation quasi générale des taux. L'Observatoire, lui, se refuse à tout pronostic, alors que, fin 2009, il n'hésitait pas à anticiper la poursuite de la baisse du coût des crédits.

 

http://www.lesechos.fr/info/finance/020518090620-la-baisse-des-taux-a-dope-le-credit-immobilier-debut-2010.htm

La baisse des taux a dopé le crédit immobilier début 2010

http://immobilier-finance-gestion.over-blog.com/

 

 

Tag(s) : #Crédits immobiliers
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