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Les prix de l'immobilier peuvent-ils craquer dans les beaux quartiers, à Paris et dans les villes et régions les plus prisées ? C'est vrai, le marché français présente dans son ensemble tous les symptômes d'une bulle :

 

1- les prix sont historiquement élevés
2- ils sont déconnectés de l'évolution des revenus des accédants et des loyers
3- l'emballement a été très rapide ces dernières années
4- ces hausses se sont accompagnées d'un gonflement du crédit

 

Pour se convaincre de la bulle, un seul indicateur suffit : celui du rapport entre le prix d'un logement et le revenu annuel des ménages pour calculer le nombre d'années nécessaires pour l'acquérir : sur longue période, il faut en moyenne 2,8 années de revenus. Avec le taux d'épargne actuel de 16%, cela représente 17 ans et demi d'économies. Sauf qu'il y a bien longtemps que la moyenne est dépassée. Aujourd'hui, il faut 4,4 années de revenus, soit près de 28 ans d'économie. C'est toute une vie d'épargne. C'est hors norme ! Un simple retour dans le couloir des fluctuations entraîneraient une chute des prix de 23%, revenir à la moyenne et c'est une chute de 35%. Alors en effet pourquoi ne pas le prévoir. A court terme, parce que les données des Notaires n'indiquent rien de tel tout simplement. Au 3ème trimestre, les prix ont reculé de 0,2% en moyenne en France métropolitaine, avec un écart négligeable entre la province en repli de 0,1% et l'Ile-de-France en recul de 0,3%. A Paris stricto sensu, ils baissent de 0,5%. Des corrections infimes qui s'inscrivent parfaitement dans notre scénario d'une décélération ad minima des prix de l'immobilier. Alors pourquoi les prix s'ajustent aussi peu ?

 

 


Tag(s) : #Bulle immobilière

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