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Les principales Bourses occidentales ont clôturé en fort recul. L'euro a chuté à 1,30 dollar, pénalisé par des rumeurs, démenties, selon lesquelles Madrid aurait demandé une aide financière. La nervosité a fait grimper les coûts de financement des Etats périphériques européens. Le taux du Portugal n'est plus très éloigné de celui aujourd'hui accordé à la Grèce.

 

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Les marchés ont connu un nouvel accès de fièvre. Après les doutes sur l'activation du plan d'aide à la Grèce et les abaissements de note sur plusieurs dettes souveraines en Europe, l'étincelle est venue hier de rumeurs concernant l'Espagne. Selon l'une d'elles, le pays aurait appelé le Fonds monétaire international et l'Union européenne à la rescousse, pour un prêt de 280 milliards d'euros, supérieur à celui accordé à Athènes. D'autre part, les agences de notation se prépareraient à sévir sur la note de crédit. Cette dernière rumeur a été démentie par Standard & Poor's, Moody's et Fitch. Quant à la demande d'aide, le Premier ministre espagnol a affirmé qu'il s'agissait d'une « absurdité énorme » et le FMI a fait chorus en fin de journée. Sans parvenir à calmer l'embrasement.

Un peu partout dans le monde, les marchés ont flanché. De son côté, l'euro, fragilisé depuis lundi, a plongé à son plus bas niveau depuis un an en soirée, à 1,30 dollar, passant même, sans y demeurer, sous ce seuil. Joseph Stiglitz, le prix Nobel d'économie, a estimé que la monnaie unique était gravement menacée. « Les conditions excessivement dures imposées (à la Grèce) seront contre-productives pour prévenir une contagion », a-t-il aussi déclaré.

La contagion faisait déjà son oeuvre sur le marché obligataire, où les emprunts d'Etat des pays « périphériques » étaient délaissés. Le rendement du papier grec à 2 ans a repris 353 points de base, à 13,7 %, menant la hausse devant les titres portugais, espagnol, italien et irlandais. « Le marché est complètement irrationnel lorsqu'il croit que l'Espagne sollicite un plan de sauvetage, assure Cyril Regnat, chez Natixis. Le taux sur 3 ans accordé à la Grèce par le FMI et l'Europe correspond à 5,2 %, alors que l'Espagne se finance sur le marché à moins de 3 %. » A priori, Madrid a donc encore de la marge. La levée de dette sur le marché prévue demain sera néanmoins un test important. Une demande de titres inférieure à l'offre aurait des répercussions désastreuses. Pour l'instant, l'Espagne n'a pas eu de problèmes pour se financer sur le marché, malgré une adjudication un peu décevante récemment.

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Le cas du Portugal est plus inquiétant. Avec un taux à 3 ans à 4,51 %, l'arbitrage entre un appel au marché et une aide européenne peut devenir pertinent. Pour l'Italie et l'Irlande, la question ne se pose pas, du moins pour le moment.

Compte tenu de l'extrême nervosité du marché, on ne peut exclure la réalisation du pire scénario. Pour Jacques Cailloux, chez RBS, la solution à la crise doit d'abord venir des autorités fiscales européennes - via des mécanismes de financement solidaires -avant d'incomber à la Banque centrale européenne (BCE). « Celle-ci a néanmoins les moyens techniques d'acheter des obligations d'Etat et sera obligée de le faire si la contagion devient insoutenable », conclut l'économiste.

 

 Crise de la dette : les marchés replongent sous l'effet de rumeurs entourant l'Espagne

http://www.lesechos.fr/info/marches/020518005522-crise-de-la-dette-les-marches-replongent-sous-l-effet-de-rumeurs-entourant-l-espagne.htm

http://immobilier-finance-gestion.over-blog.com/

Tag(s) : #Immobilier Espagne
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