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Dans un temps où la crise s’amplifie de plus en plus sur les marchés financiers internationaux, les investisseurs ont un besoin urgent de “se mettre à l’abri”, mais peu de placements sont à l’abri du vent de panique et bénéficient de prix stables.

Par exemple, les bons du Trésor libellés en dollars américains ont un rendement à deux ans de 0,88% (ligne bleue dans le tableau ci-dessous) et 3,58%pour le 10 ans (ligne rouge).

Graphique des bons du Trésor libellés en dollars américains

Les opérateurs, et notamment les banques et les hedges funds, pensent avoir trouvé la solution sûre : ils s’endettent à court terme et achètent à long terme, profitant d’un spread exceptionnellement élevé de 257 points de base (voir graphique).

 

Mais le terrain sur lequel les opérateurs s’engagent n’est pas stable et pourrait se révéler être miné. Dans ce scénario, le facteur déterminant – ou explosif – pourrait bien être, de nouveau, les agences de notation.

Aux premières rumeurs d’une probable dégradation de la note de tel ou tel pays (par exemple, le Portugal, l’Espagne ou l’Italie), les taux long terme commenceront à remonter. Pire, quand ces déclassements deviennent officiels, les taux montent alors très vite et très fort (cf. la Grèce), parce que les investisseurs institutionnels doivent compenser les pertes en valeur constatées dans leur portefeuille d’obligations.

 

Une autre raison très importante qui explique la forte volatilité des prix, est l’utilisation des ordinateurs dans le commerce de titres. Ces machines peuvent être programmées (par exemple pour la vente immédiate lors des déclassements de solvabilité) et ils opèrent automatiquement avec d’autres ordinateurs. Voici l’exemple le plus récent : la chute de l’indice Dow Jones de presque 1 000 points en quelques minutes. Selon le Wall Street Journal, presque 70% du chiffre d’affaires journalier sur les marchés est fait par des programmes automatisés.

Rapporté au PIB, les déficits aux Etats-Unis (avec un déficit budgétaire d’environ 10% et une dette publique d’environ 124% –  soit plus du double des critères de stabilité de Maastricht –  en incluant le gouvernement fédéral, les Etats, les municipalités et les entreprises nationalisées comme Fannie Mae et Freddie Mac), sont comparable à ceux de la Grèce, l’Espagne ou le Portugal.

 

On ne peut donc pas prétendre que les Etats-Unis vont trouver un remède à leurs problèmes de dettes plus rapidement ou plus facilement que la Grèce, l’Espagne ou le Portugal.

Ainsi, revoir la notation AAA des Etats-Unis, ne serait, de la part des agences de notations, qu’une décision logique. Si cette décision était prise, et compte tenu de l’impact de tous les traitements automatisés qui vont rentrer en jeu, via les ordinateurs déjà programmés, il est très difficile de savoir comment les choses vont tourner. Le monde pourrait alors voir arriver une nouvelle crise financière.

 

Conclusion : au final, les obligations du gouvernement américain ne sont pas des valeurs refuges. En cas de dévaluation de la notation des Etats-Unis par les agences de notation la bulle sur les marchés obligataires américains éclatera.

[La crise des T-Bonds n'est pas une fatalité... du moins pour votre portefeuille. Dans sa Stratégie X2, Simone Wapler vous conseille un outil très simple qui vous permettra de profitez d'une dégringolade des obligations souveraines américaines. Pour recevoir la Stratégie X2, continuez votre lecture...]

(*) Dr. Eberhardt Unger est un économiste indépendant, fort de plus de 30 ans d’expérience des marchés et de l’économie. Vous pouvez retrouver ses analyses sur le site www.fairesearch.de

 

Les obligations américaines ne sont pas des valeurs refuges…

http://www.moneyweek.fr/20100530812/conseils/economies/spread-deficit-etats-unis/

http://immobilier-finance-gestion.over-blog.com/

Tag(s) : #Economie et société
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