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Pour la troisème année consécutive, la rémunérations des dirigeants du CAC40 continue de baisser : 2009 (-20%), 2008 (-25%) et 2007 (-17%), tandis que pour les dirigeants du SBF 120 la diminution a été de 14% en 2009 contre 17% en 2008.

 

C’est sans surprise la part actionnariale (options et d’actions gratuites), qui se réduit en moyenne de 46% et explique l’essentiel de la baisse.

 

La part salariale fixe, variable et « accessoire » dans le total perçu par les présidents exécutifs se renforce donc encore pour le CAC 40 : 2007 (54%), 2008 (61%), 2009 (76%). Pour le SBF 120 (hors CAC 40) : 2007 (56%), 2008 (64%), 2009 (72%).

 

Pour 2009, les patrons exécutifs du CAC 40 ont perçu un total moyen de 3,1 M€ contre 3,6 M€ en 2008 et 4,7 M€ en 2007. A comparer aux 7 M€ moyens gagnés par un patron américain en 2009*.

 

Ce montant moyen n’excède plus le plafond dit « socialement acceptable » de 240 fois le SMIC (4,3 M€).

 

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En parrallèle, la rémunération des présidents non exécutifs, les « chairmen », échappe toujours au contrôle de l’assemblée générale. Ces rémunérations d’administrateur à caractère exceptionnel demeurent parmi les plus élevées en Europe avec 928 000 € pour le CAC 40 en 2009.

 

Alors que tous les pays, dont les Etats-Unis, ont, soit par la loi soit par le code de bonne gouvernance, adopté le principe de mise au vote annuel de la politique de rémunération, la France se refuse à soumettre les rémunérations des dirigeants à l’approbation de l’assemblée et au premier chef les rémunérations des présidents non exécutifs qui échappent ainsi à tout contrôle, au mépris de la loi. Selon Proxinvest "le rejet en 2009 par les conseils d’administration de Total, Sanofi-Aventis, Cap Gemini, et cette année de Société Générale, de résolutions externes de très grands actionnaires demeure à nos yeux une violation de la loi et de la hiérarchie normale des contrôles".

 

Par ailleurs, l’opacité demeure en France concernant le sujet des retraites chapeau ainsi que la lisibilité des critères de performance applicables aux bonus et aux plans actionnariaux (critères partiellement ou pas du tout communiqués).

 

Aux USA :

La rémunération moyenne d’un PDG américain ne vaut plus que deux cent soixante trois fois celle d’un salarié moyen en 2009. C’est bien en dessous du ‘record’ atteint en 2000 (les dirigeants gagnaient alors 525 fois le salaire moyen.

 

Rémunération moyenne des dirigeants des 500 plus grosses capitalisations (S&P 500)

Salaire fixe

$1 041 012

Bonus

$203 714

Distribution d’actions

$2 630 574

Distribution de stock options

$2 284 595

Autre intéressement lié au résultat

$1 790 703

Valorisation du plan de retraite

$1 060 867

Autre rémunération

$235 232

Total

$9 246 697

 

Soit près de 7 M€*.

 

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Conclusion :

En 2009, un grand patron gagne: 3,1 M€ en France et 7 M€ aux USA.

Les 50 joueurs de football les mieux payés au monde gagent entre 13 M€ (Ronaldo) et 4,8 M€ par an.

 

 Il est certains que ces montants sont toujours trop élevés.

 

Mais que faire ?

 

Comment fixer justement le niveau de salaire d’un grand patron, d’un footballeur, d’un médecin, d’un ouvrier … ?

 

Source :

Proxinvest

Le Figaro

La Crises

 

Tag(s) : #Economie et société
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